Cactus inscrits à l’Annexe I de la CITES : le guide complet 2026

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Que signifie CITES Appendix I pour les collectionneurs de cactus ?

CITES Appendix I recense environ 40 taxons de cactus répartis dans douze genres en 2026, le niveau le plus strict du droit international du commerce des espèces sauvages. Cette liste régit ce qu’un collectionneur peut légalement acquérir, expédier au-delà des frontières et propager, et va de genres entiers verrouillés en bloc à de simples sous-espèces isolées au sein de groupes par ailleurs non réglementés.

La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction est un traité signé à Washington en 1973 et aujourd’hui ratifié par 184 parties. Les Cactaceae ont été ajoutées à la convention comme l’une des toutes premières familles végétales inscrites dans leur ensemble. Appendix II couvre toutes les espèces de cactus non nommées spécifiquement sur Appendix I. Ce statut générique est inhabituel : la plupart des familles végétales sont inscrites espèce par espèce, et cette inscription englobante reflète la forte pression de conservation que subissent les cactus du fait de la cueillette sauvage.

Appendix I est réservé aux taxons « menacés d’extinction et qui sont ou pourraient être affectés par le commerce ». L’inscription sur Appendix I interdit le commerce international commercial de spécimens prélevés dans la nature et exige à la fois un permis d’exportation et un permis d’importation pour tout mouvement transfrontalier, y compris pour le matériel propagé artificiellement. Les permis sont des documents délivrés par le CITES, liés à des expéditions précises, et non des licences globales qu’une pépinière pourrait conserver ouvertes. Les plantes elles-mêmes conservent leur statut : un Ariocarpus retusus de 30 ans propagé en Allemagne reste classé Appendix I lorsqu’il est expédié vers les États-Unis, même s’il n’a jamais connu le sol mexicain.

Pour un collectionneur, cela signifie trois choses. Premièrement, une plante Appendix I légitime s’accompagne d’une documentation qui nomme le propagateur et confirme la propagation artificielle, généralement classée sous le code CITES A ou D. Deuxièmement, importer sans papiers constitue un délit fédéral dans la plupart des pays signataires : aux États-Unis, l’USFWS saisit et détruit régulièrement le matériel non documenté au point d’entrée. Troisièmement, aucune plante Appendix I d’origine sauvage ne peut légalement entrer dans le commerce après 1975, quelle que soit la manière dont elle a été obtenue.

En quoi Appendix I diffère-t-il d’Appendix II ?

Cette distinction compte, car elle change les permis exigés pour une expédition, la preuve d’origine que le vendeur doit produire, et le risque assumé par l’acheteur.

CaractéristiqueAppendix IAppendix II
Commerce commercial d’origine sauvageInterditAutorisé avec permis d’exportation
Expédition de grainesExempte de permis au titre de l’annotation familiale #4Exempte de permis
Plantes propagées artificiellementPermis d’exportation et permis d’importationPermis d’exportation seulement
Nombre de taxons de cactus inscrits~40Tous les autres Cactaceae
Code source de la documentationA (souche parentale antérieure à l’inscription) ou D (propagation artificielle commerciale)A ou permis d’exportation commercial
Délai habituel de traitement des papiers6 à 12 semaines2 à 6 semaines
Spécimens antérieurs à la ConventionPlantes documentées antérieures à 1975 exemptéesExemptions antérieures à la Convention rares

La plupart des genres prisés par les collectionneurs de cactus sérieux relèvent d’Appendix II plutôt que d’Appendix I. Notre page Lophophora, notre page Astrophytum et notre page Copiapoa couvrent toutes des genres relevant d’Appendix II. Le commerce de matériel propagé artificiellement issu de ces genres est courant et la charge de permis bien plus légère. Appendix I désigne précisément ce petit sous-ensemble sous forte pression, où la vulnérabilité biologique ou la demande commerciale a historiquement menacé les populations sauvages.

Appendix III existe également, mais aucun cactus n’y figure actuellement. La famille fonctionne entièrement sur cette répartition I/II.

Genres inscrits en bloc sur Appendix I

Huit genres de cactus portent une inscription globale sur Appendix I. Chaque espèce, sous-espèce, variété et forme au sein de ces genres est réglementée. Les nouvelles espèces décrites après la date d’inscription héritent automatiquement du statut.

Ariocarpus

Chaque espèce d’Ariocarpus figure sur Appendix I. Le genre y figure depuis l’annexe Cactaceae d’origine de 1975. Les populations sauvages du désert mexicain de Chihuahua subissent une pression de braconnage qui a fait basculer plusieurs taxons vers un statut IUCN critical ou endangered. Notre page consacrée au genre Ariocarpus couvre la taxonomie complète, y compris la forme cristée d’A. retusus et la sous-espèce furfuraceus.

Taxons notables : A. agavoides, A. bravoanus (avec la subsp. hintonii), A. fissuratus, A. kotschoubeyanus, A. retusus (avec les subsp. confusus, scaphirostris et trigonus), A. scaphirostris, A. trigonus.

Aztekium

Trois espèces, toutes Appendix I : A. ritteri (l’espèce type, décrite en 1929 sur des falaises du Nuevo León), A. hintonii (décrite en 1992 à partir d’une population unique de Galeana), et A. valdezii (décrite en 2013 en Coahuila). Toutes trois poussent sur des parois de gypse presque verticales et atteignent la taille reproductive sur une échelle de plus de 50 ans. Notre page consacrée au genre Aztekium détaille la biologie de falaise et le travail de terrain en accès sur corde sur lequel reposent ces descriptions.

Turbinicarpus

Chaque Turbinicarpus est Appendix I, y compris les taxons autrefois classés dans Rapicactus et Gymnocactus (que le CITES continue de lister sous leurs anciens noms génériques dans certaines annexes). Le genre compte environ 30 taxons répartis dans le centre du Mexique, et notre page consacrée au genre Turbinicarpus couvre les espèces que nous étudions en profondeur. Les taxons faisant l’objet d’un commerce actif incluent T. alonsoi, T. lophophoroides, T. pseudomacrochele, T. schmiedickeanus (dans toutes ses variétés), T. valdezianus, et T. viereckii.

Strombocactus

Deux espèces, toutes deux Appendix I : S. disciformis (la plus connue, avec plusieurs sous-espèces reconnues dans le nord de Hidalgo et le sud de Querétaro) et S. corregidorae (décrite en 2010, à répartition plus restreinte). Strombocactus pousse sur du calcaire presque vertical, dans des canyons soumis à l’influence des nuages, et le genre est assez restreint pour que la population sauvage entière puisse tenir sur un seul versant de montagne.

Obregonia

Espèce unique, O. denegrii, limitée à la vallée de Tula, au Tamaulipas. Inscrite sur Appendix I depuis l’annexe Cactaceae d’origine. La plante a fait l’objet d’une collecte intensive en habitat tout au long du 20e siècle, et les populations sauvages actuelles sont réduites à une poignée de canyons.

Pelecyphora

Le Pelecyphora classique (P. aselliformis et P. strobiliformis) est Appendix I depuis 1975. Des travaux moléculaires récents ont intégré les anciens Mammillaria pectinifera et M. solisioides dans Pelecyphora, et le CITES traite ces deux anciens taxons de Mammillaria comme des espèces Appendix I à part entière (listées sous leurs noms Mammillaria d’origine dans les Appendices, révision taxonomique en attente). Cette confusion de nomenclature mérite d’être signalée au moment de la vente : un « Pelecyphora aselliformis » vendu sans papiers est illégitime, mais un « Mammillaria pectinifera » vendu sans papiers l’est tout autant, même si le nom de genre sur l’étiquette paraît non réglementé.

Discocactus

Tous les Discocactus, tous Appendix I. Le genre compte environ douze espèces réparties dans le cerrado brésilien, et cette inscription familiale reflète la forte pression de collecte qui a suivi les expéditions de terrain brésiliennes des années 1970. Les taxons notables incluent D. horstii (endémique du Minas Gerais à population unique), D. zehntneri (avec plusieurs sous-espèces), et D. heptacanthus.

Uebelmannia

Tous les Uebelmannia, tous Appendix I. Le genre est limité à la région de Diamantina, au Minas Gerais, et comprend le célèbre U. pectinifera à croissance très lente, avec ses côtes finement pectinées et bronzées. Les populations sauvages subissent la pression de l’exploitation minière en plus de celle de la collecte.

Inscriptions au niveau de l’espèce sur Appendix I

Plusieurs cactus sont inscrits individuellement plutôt que dans le cadre d’un genre entier. Leurs genres parents restent Appendix II, de sorte que l’inscription retire l’espèce du commerce courant pour la faire basculer dans le niveau strict.

EspèceRégionRemarque
Coryphantha werdermanniiCoahuilaEndémique à une seule localité
Echinocereus ferreirianus subsp. lindsayorumBaja CaliforniaInscription au niveau de la sous-espèce seulement
Escobaria minimaTexasEndémique à un seul comté des États-Unis
Escobaria sneedii (incl. subsp. leei)New MexicoInscrite au niveau fédéral aux États-Unis
Mammillaria pectiniferaTehuacán-CuicatlánGénéralement classée aujourd’hui dans Pelecyphora
Mammillaria solisioidesOaxacaGénéralement classée aujourd’hui dans Pelecyphora
Melocactus conoideusBahiaEndémique d’un affleurement granitique
Melocactus deinacanthusBahiaLocalité unique
Melocactus glaucescensBahiaPopulation limitée
Melocactus paucispinusBahiaPlusieurs populations, toutes de petite taille
Pachycereus militarisGuerreroSouvent séparé sous le nom de Backebergia
Pediocactus bradyiArizonaInscrit au niveau fédéral aux États-Unis
Pediocactus knowltoniiNew MexicoLocalité type seulement
Pediocactus paradineiArizonaEndémique du plateau de Kaibab
Pediocactus peeblesianus (incl. var. fickeiseniae)ArizonaMiniature à floraison printanière
Pediocactus sileriArizona/UtahSpécialiste des sols gypseux
Sclerocactus brevihamatus subsp. tobuschiiTexasPlateau d’Edwards
Sclerocactus erectocentrusArizonaY compris la subsp. acunensis
Sclerocactus glaucusColoradoEndémique du schiste de Mancos
Sclerocactus mariposensisTexas/CoahuilaRégion de Big Bend
Sclerocactus mesae-verdaeColorado/New MexicoEndémique d’un seul mesa
Sclerocactus nyensisNevadaLocalité unique
Sclerocactus papyracanthusNew Mexico/ArizonaMimétisme d’herbe grama
Sclerocactus pubispinusNevada/UtahAire de répartition limitée
Sclerocactus wrightiaeUtahSan Rafael Swell

Les inscriptions de Sclerocactus et Pediocactus couvrent les miniatures du sud-ouest des États-Unis. Plusieurs d’entre elles portent également une inscription fédérale américaine au titre de l’Endangered Species Act, ce qui ajoute une couche de restriction nationale par-dessus les règles internationales du CITES. Un Pediocactus knowltonii qui passe du Colorado au Texas n’exige aucun papier CITES (le CITES ne régit que le commerce international), mais il exige bien une documentation conforme à l’ESA sous la supervision de l’USFWS.

La distinction entre graines et plantes est, à elle seule, la connaissance pratique du CITES la plus utile qu’un collectionneur puisse avoir.

Pour les cactus Appendix I, les graines sont exemptées des papiers CITES au titre de l’annotation #4, applicable à l’ensemble de la famille. C’est cette faille qui permet d’approvisionner les pépinières spécialisées européennes et américaines. Un producteur en République tchèque peut expédier des graines d’Ariocarpus à un acheteur américain sans aucun permis, car l’annotation exclut de la réglementation, pour l’ensemble des Cactaceae, les « graines, spores et pollen (y compris les pollinies) ». L’acheteur fait ensuite germer, cultive et finit par vendre des plantes propagées artificiellement, qui exigent elles-mêmes des papiers CITES pour franchir une frontière.

Les plantes, elles, ne sont pas exemptées. Un Ariocarpus de 5 ans qui passe de la République tchèque aux États-Unis nécessite un permis d’exportation CITES délivré par le ministère tchèque de l’Environnement et un permis d’importation CITES délivré par l’USFWS. Les deux permis sont payants, demandent 6 à 12 semaines de traitement, et exigent une documentation sur la souche parentale et la méthode de propagation. Le vendeur dépose le permis d’exportation, l’acheteur dépose le permis d’importation, et les deux doivent parvenir au transporteur avant que l’expédition ne soit consignée.

Il existe des raccourcis viables. Certaines pépinières spécialisées détiennent un enregistrement permanent au titre de l’Article 7.4 du CITES en tant qu’opérations de propagation approuvées. L’ISI (le programme International Succulent Introductions des Huntington Botanical Gardens) détient cet enregistrement depuis longtemps. Pour les taxons Appendix I issus de sources enregistrées, les papiers restent nécessaires mais leur traitement est plus rapide. Pour les pépinières non enregistrées, il faut compter sur le long délai.

La voie d’acquisition la plus risquée est la vente de plantes Appendix I sans papiers sur des sites d’enchères ou les réseaux sociaux. Les plantes sont parfois légitimes (un amateur privé qui cède un surplus sans historique commercial), mais la zone grise juridique est bien réelle. Un acheteur américain qui importe un Aztekium non documenté auprès d’un vendeur européen a techniquement enfreint l’Endangered Species Act, quelle que soit l’origine réelle de la plante. Les saisies douanières sont assez fréquentes pour que ce risque mérite d’être bien compris avant tout transfert de fonds.

Ce que couvre la « propagation artificielle » au sens du CITES

La Convention définit la propagation artificielle de façon stricte. La plante doit être cultivée dans un environnement contrôlé, à partir d’une souche parentale elle-même acquise légalement avant l’inscription, ou issue d’une telle souche parentale antérieure à la Convention. Le producteur doit maintenir la souche parentale vivante et en culture (et non prélevée à nouveau dans la nature). La documentation doit pouvoir être présentée à un émetteur de permis sur demande.

Trois sous-catégories comptent au stade des papiers :

  • Le matériel Code A possède une souche parentale obtenue avant l’inscription de l’espèce au CITES. Pour les cactus inscrits en 1975, cela signifie des graines ou plantes parentales en culture avant 1975. De nombreuses pépinières tchèques et allemandes ont accumulé des lignées cultivées sur plusieurs générations à partir de fondateurs antérieurs à la Convention.
  • Le matériel Code D est propagé commercialement par une opération enregistrée auprès du Secrétariat CITES au titre de l’Article 7.4. La liste des propagateurs enregistrés est publiée périodiquement et reste courte.
  • Le matériel d’origine sauvage (W) ne peut légalement entrer dans le commerce Appendix I après 1975, sauf dans le cadre de permis d’échange scientifique très restreints entre institutions de recherche.

Un acheteur doit rechercher la mention Code A ou Code D sur le permis d’exportation. Tout le reste doit alerter.

Pourquoi Appendix I compte-t-il pour les collectionneurs de cactus ?

Trois raisons dépassent la seule mécanique juridique.

Premièrement, une inscription sur Appendix I est en elle-même un indicateur. Le CITES n’inscrit pas une espèce à la légère. L’inscription reflète un consensus botanique et conservationniste selon lequel les populations sauvages courent un risque d’extinction lié au commerce. Posséder la plante confère à la fois le privilège et l’obligation qui accompagnent ce statut de conservation : chaque événement de propagation entretient la population d’assurance cultivée qui protège contre la perte des populations sauvages.

Deuxièmement, la chaîne documentaire crée une valeur de provenance. Un permis d’exportation CITES tamponné par la pépinière, mentionnant le propagateur, l’année du semis et la localité parentale (quand elle est connue), donne à la plante un historique écrit. Les collectionneurs accordent une valeur croissante à la provenance documentée, pour la même raison que les collectionneurs d’orchidées sérieux : une plante F1 connue, issue d’une localité parentale documentée, est un objet différent d’un import anonyme. Le système de papiers d’Appendix I est ce contexte rare où la bureaucratie elle-même produit une documentation digne d’être collectionnée.

Troisièmement, les inscriptions façonnent ce qui est commercialement disponible. Le coût élevé des permis concentre l’offre entre les mains d’un petit groupe de pépinières spécialisées, principalement en Europe centrale (République tchèque, Allemagne, Pologne) et dans une poignée d’opérations américaines. La communauté est restreinte, les propagateurs se connaissent généralement entre eux, et la base génétique cultivée est raisonnablement bien documentée. Pour l’acheteur, cela signifie qu’avec de la diligence, une plante Appendix I peut être acquise avec une traçabilité documentaire remontant jusqu’à son origine cultivée.

Que faire d’une plante Appendix I sans papiers ?

Il arrive qu’un collectionneur hérite ou acquière une plante Appendix I sans papiers. La collection d’un amateur défunt passe à sa famille. Un ami offre un spécimen cultivé depuis longtemps. La plante est légitime dans l’esprit, mais sans historique de permis.

La plante reste légale à conserver et à propager dans votre propre pays. Le CITES régit le mouvement transfrontalier, pas la possession sur le territoire national. Une fois qu’un cactus Appendix I se trouve dans votre juridiction, par quelque voie que ce soit, le cultiver et le propager n’est pas restreint par la Convention elle-même. Le droit national peut ajouter des restrictions supplémentaires (les inscriptions ESA américaines sur certaines espèces de Pediocactus et Sclerocactus en sont l’exemple évident), mais pour les genres Appendix I du centre du Mexique, il n’existe pas d’interdiction nationale américaine équivalente sur la culture.

La plante ne peut pas être légalement exportée. Sans chaîne de traçabilité remontant à la propagation artificielle, aucune autorité CITES ne délivrera de permis d’exportation. Un spécimen ayant franchi une frontière il y a des décennies sans papiers reste en pratique piégé dans son pays actuel.

La propagation crée une seconde génération propre. Un F1 issu du semis de votre plante Appendix I sans provenance, élevé dans votre propre collection, est propagé artificiellement sous votre responsabilité directe. Documenter la plante parentale (photographies, année d’acquisition, tout historique disponible) et l’événement de propagation (date de semis, taux de germination, âge actuel des semis) donne au F1 un point de départ de provenance, même quand le parent n’en a pas. Les communautés spécialisées réputées acceptent ce type de provenance de seconde génération propre pour les plantes qui circulent entre collectionneurs au sein d’un même pays.

Conclusion

Les quelque 40 cactus Appendix I se situent à la croisée d’une protection juridique stricte et d’un fort intérêt pour les collectionneurs. Les genres inscrits en bloc (Ariocarpus, Aztekium, Turbinicarpus, Strombocactus, Obregonia, Pelecyphora, Discocactus, Uebelmannia) et les inscriptions au niveau de l’espèce (concentrées surtout chez les Pediocactus et Sclerocactus du sud-ouest des États-Unis, et chez les Melocactus brésiliens) forment une liste de référence que tout producteur sérieux devrait connaître par cœur avant d’acheter. Les graines circulent librement d’un pays à l’autre, les plantes non, et la chaîne documentaire attachée au matériel Appendix I légitime porte une valeur de provenance qui dépasse la charge réglementaire qu’elle crée.

Pour une couverture plus approfondie des genres Appendix I présents sur rarecactus.com, consultez la page Ariocarpus, la page Aztekium et la page Turbinicarpus. Pour la référence Appendix II, notre page Copiapoa, notre page Astrophytum et notre page Lophophora couvrent le niveau réglementaire plus large où se déroule la majeure partie du commerce réel des cactus.

Foire aux questions

Tous les cactus sont-ils inscrits au CITES ?

Oui. La famille entière des Cactaceae est inscrite : Appendix I pour les taxons énumérés ci-dessus, Appendix II pour tout le reste. Il n’existe aucune espèce de cactus non inscrite dans le droit international du commerce des espèces sauvages.

Puis-je acheter légalement un cactus Appendix I ?

Oui, à condition que la plante soit propagée artificiellement et expédiée avec des permis CITES d’exportation et d’importation valides. Les cactus Appendix I prélevés dans la nature sont illégaux dans le commerce depuis 1975. Les spécimens antérieurs à la Convention, documentés, peuvent changer de mains, mais la documentation doit être antérieure à l’inscription.

Les graines ont-elles besoin de permis CITES ?

Pour les cactus, non. Les graines, spores et pollen sont exemptés au titre de l’annotation #4, applicable à l’ensemble de la famille, aussi bien sur Appendix I que sur Appendix II. C’est cette base juridique qui permet au commerce international des graines de cactus de fonctionner.

Que se passe-t-il si j’importe une plante Appendix I sans papiers ?

Aux États-Unis, l’USFWS peut saisir et détruire la plante au point d’entrée, imposer des sanctions civiles et, dans les cas les plus graves, engager des poursuites pénales. La plupart des pays signataires disposent de pouvoirs d’application similaires. La plante atteint rarement l’acheteur, et le nom de ce dernier est généralement inscrit sur une liste de surveillance pour ses envois futurs.

Pourquoi certaines espèces sont-elles inscrites mais pas leur genre entier ?

Les inscriptions du CITES reflètent une évaluation biologique au cas par cas. Une espèce dont la population sauvage est minuscule et vulnérable est basculée vers Appendix I, même quand ses espèces sœurs restent abondantes. Les inscriptions de Pediocactus et Sclerocactus fonctionnent ainsi : seuls les taxons les plus menacés sont inscrits, tandis que leurs congénères restent sur Appendix II.

Le statut Appendix I affecte-t-il ce que je peux cultiver chez moi ?

Pas directement. Le CITES régit le commerce international, pas la culture domestique. Une fois qu’une plante se trouve légalement dans votre pays, vous pouvez la cultiver, la propager et la vendre à l’intérieur des frontières nationales, sous la seule réserve du droit local. Les restrictions du commerce international reprennent effet si vous souhaitez expédier la plante ou ses propagules au-delà d’une frontière.

Comment savoir si un permis d’exportation CITES est authentique ?

Un permis porte un numéro de série unique, un tampon officiel de l’autorité de gestion émettrice, ainsi que le nom complet et le numéro d’enregistrement du propagateur. Une photocopie de permis sans tampon humide, ou dont le numéro de série n’est pas traçable dans la base de données du pays émetteur, est suspecte. En cas de doute, demandez au vendeur le numéro de série et vérifiez-le auprès de l’autorité CITES émettrice avant tout paiement.

Sources et références

CITES Appendices I, II and III, in force 23 February 2023, CITES Secretariat · Geneva · CITES Resolution Conf. 11.11 (Rev. CoP18) on regulation of trade in plants · IUCN SSC Cactus and Succulent Plant Specialist Group, status assessments for Cactaceae · Anderson, E.F. The Cactus Family (Timber Press, 2001) · Hunt, D. Cactaceae Checklist, 2nd ed. (Royal Botanic Gardens Kew, 2016) · USFWS, Endangered Species Act listings for Pediocactus and Sclerocactus · CITES Secretariat, Register of Approved Article 7.4 Propagation Operations