Copiapoa hypogaea

| Famille | Cactaceae |
| Nommé par | F.Ritter (1960) |
| Synonyme | Neochilenia hypogaea |
| Aire de répartition | Chañaral area, Atacama, Chile |
| Altitude | Proche du niveau de la mer à ~400 m |
| EOO | <150 km² |
| Diamètre de la tige | 3–6.5 cm |
| Port | Souterrain, solitaire à cespiteux |
| Racine | Tubéreuse-napiforme |
| Épines | Peu nombreuses, noires, 2–4 mm |
| Fleurs | Jaunes, rougeâtres à l’extérieur, 1 jour |
| Statut IUCN | Endangered |
| CITES | Appendix II |
La plupart des cactus poussent vers le haut. Copiapoa hypogaea, lui, pousse vers le bas. Le nom de l’espèce dit exactement ce qu’elle fait : hypogaea, du grec hypo (sous) et gaia (terre). La tige est partiellement ou entièrement souterraine, seul l’apex plat et rempli de laine affleurant à la surface du sol. Le reste du corps, relié à une racine tubéreuse pivotante renflée, reste enfoui. En habitat, on peut marcher directement sur une population sans la remarquer. L’apex exposé, quelques centimètres de disque brunâtre à fleur du pavement désertique, est pratiquement invisible au milieu du gravier environnant.
Friedrich Ritter a décrit l’espèce en 1960 à partir de matériel récolté cinq kilomètres au nord de Chañaral, sur les collines côtières de la région d’Atacama. Ce fut le premier Copiapoa partiellement géophyte reconnu comme tel : un cactus qui avait résolu le problème de l’aridité extrême non pas en grandissant et en développant un épais revêtement cireux comme Copiapoa cinerea, mais en se retirant sous terre et en réduisant sa surface exposée au strict minimum. La stratégie fonctionne. En enfouissant le corps et la racine pivotante, la plante minimise l’exposition solaire directe, réduit la transpiration et accède à l’humidité des couches de sol plus profondes, hors de portée des espèces à enracinement superficiel.
Deux formes principales sont reconnues. La forme type, du nord de Chañaral, présente un épiderme rugueux (à texture rêche) parfois appelé « peau de lézard » pour sa surface caractéristique en relief. La seconde forme, Copiapoa hypogaea var. barquitensis, originaire de la ville de Barquito juste au sud de Chañaral, présente un épiderme lisse, des épines légèrement plus marquées, et c’est la forme la plus répandue en culture. Un troisième taxon infraspécifique, Copiapoa hypogaea subsp. cobrensis Doweld, a été décrit mais n’est pas largement accepté.
Pour les collectionneurs, Copiapoa hypogaea est une pièce de conversation. Il ne ressemble à aucun autre cactus d’une collection. Le disque plat de l’apex, le corps caché, la racine tubéreuse révélée seulement au rempotage : tout, chez cette plante, bouscule les idées reçues sur l’allure d’un cactus. Les spécimens matures issus de semis au caractère bien développé atteignent facilement plusieurs milliers chez les revendeurs spécialisés.
Statut de conservation
Copiapoa hypogaea est classé Endangered sur la Liste rouge de l’IUCN (Faundez, Guerrero, Saldivia, Walter & Avilés, 2013/2024). L’espèce présente une zone d’occurrence inférieure à 150 kilomètres carrés et une zone d’occupation inférieure à 20 kilomètres carrés, avec une répartition sévèrement fragmentée. La localité de Barquito est urbanisée et dégradée par l’exploitation minière. La pression commerciale est notable, à 8,2% du total du genre. Certaines populations se trouvent dans le parc national Pan de Azúcar.
Sommaire
Taxonomie et nomenclature
Ritter a publié Copiapoa hypogaea en 1960 dans Cactus (Paris), volume 15, numéro 66, page 19. Le matériel type provient d’un site à cinq kilomètres au nord de Chañaral, récolté sous le numéro de terrain FR261 de Ritter. L’espèce s’est immédiatement distinguée : aucune autre espèce du genre ne poussait sous terre. Curt Backeberg l’a ensuite transférée dans Neochilenia sous le nom de Neochilenia hypogaea, un rattachement qui reflétait une conception générique plus ancienne, depuis abandonnée. L’espèce est aujourd’hui fermement placée dans Copiapoa.
La relation entre Copiapoa hypogaea et Copiapoa laui est débattue depuis des décennies. Certains auteurs, dont Graham Charles, ont traité laui comme une sous-espèce d’hypogaea. Hoffmann et Walter ont publié la combinaison Copiapoa hypogaea var. laui. La phylogénie moléculaire de Larridon et al. (2015) a placé les deux taxons dans un clade basal non nommé au sein du genre, confirmant leur proche parenté. La plupart des traitements actuels reconnaissent Copiapoa laui comme une espèce distincte, en raison de sa taille bien plus réduite, de sa répartition restreinte près d’Esmeralda (bien au nord de l’aire d’hypogaea), et de sa spination fine et hérissée caractéristique.
La taxonomie infraspécifique de Copiapoa hypogaea reconnaît la var. barquitensis F.Ritter, décrite près de la ville de Barquito au sud de Chañaral, et la subsp. cobrensis Doweld. La forme « peau de lézard » du nord de Chañaral est parfois répertoriée comme cultivar (Copiapoa hypogaea cv. Lizard Skin) plutôt que comme entité taxonomique formelle, bien qu’elle représente le phénotype le plus caractéristique de la population type.
Synonymes historiques (4)
- Neochilenia hypogaea Backeb., 1959 basionyme
- Copiapoa hypogaea var. barquitensis F.Ritter, 1980 synonyme homotypique
- Pilocopiapoa hypogaea (F.Ritter) Y.Itô, 1981 synonyme homotypique
- Copiapoa hypogaea subsp. cobrensis Doweld, 2001 synonyme homotypique
Sources : POWO (Kew) · IPNI · GBIF · Wikidata
Habitat et la côte de Chañaral
Copiapoa hypogaea est endémique d’un petit tronçon de la côte de l’Atacama, centré sur la ville de Chañaral, dans la région d’Atacama (IIIe Région) du Chili. La zone d’occurrence est inférieure à 150 kilomètres carrés. Deux principales zones de population sont connues : au nord de Chañaral (la localité type, FR261) et près de la ville de Barquito, à quelques kilomètres au sud.

La localité de Barquito pose problème. La ville elle-même est urbanisée et entourée d’une activité minière qui a dégradé l’habitat environnant. L’industrie du cuivre, qui donne à la côte de l’Atacama son identité économique, en est aussi la principale menace écologique. La construction de routes, la poussière des opérations minières et l’expansion urbaine réduisent directement l’habitat disponible. Contrairement à Copiapoa solaris à El Cobre, qui subit une pression minière mais occupe un terrain escarpé difficile à aménager, l’habitat côtier plat de Copiapoa hypogaea se prête facilement à la construction.
Certaines populations se trouvent dans le parc national Pan de Azúcar, qui offre une protection légale formelle. L’espèce pousse à basse altitude, du niveau de la mer à environ 400 mètres, dans la ceinture de brouillard où la camanchaca apporte une humidité résiduelle. Le substrat est un gravier sableux, plat à légèrement en pente, et les plantes sont généralement isolées plutôt que regroupées en colonies denses.
Morphologie
La tige est déprimée-globuleuse, de 3 à 6,5 centimètres de diamètre en habitat (jusqu’à 7 centimètres en culture), poussant à fleur de sol ou en dessous. L’apex est enfoncé, formant une dépression peu profonde, à peu près circulaire, remplie de laine blanche. Cet apex enfoncé est la seule partie de la plante normalement visible en surface. La partie aérienne est presque en forme de disque, gris-brun à bronzé, parfois avec une teinte verdâtre en conditions ombragées.
Les côtes, si l’on peut les appeler ainsi, se résolvent en tubercules extrêmement bas disposés en spirales lâches. Les tubercules individuels sont espacés de 4 à 8 millimètres, mesurent de 4 à 7 millimètres de diamètre et jusqu’à 5 millimètres de hauteur. L’effet d’ensemble est plus textural qu’architectural : la surface du corps paraît pavée ou tachetée plutôt que nettement côtelée.
Les épines sont minimales. La forme type du nord de Chañaral est presque dépourvue d’épines, avec seulement 1 à 6 épines marginales (radiales) par aréole, noires, longues de 2 à 4 millimètres. Les épines centrales sont généralement absentes. La var. barquitensis présente une spination légèrement plus marquée, incluant parfois des épines centrales.
Le système racinaire est l’architecture cachée. Une racine pivotante tubéreuse, napiforme (en forme de navet), se raccorde à la tige par un col étroit. Cette racine est disproportionnellement volumineuse par rapport au corps visible : au rempotage, une plante dont l’apex exposé mesure 4 centimètres peut révéler une racine de deux fois ce diamètre. La racine stocke eau et nutriments pour les longues périodes sèches, et le col étroit entre racine et tige crée un point de rupture naturel qui protège la racine si la tige est endommagée par un animal ou par la main maladroite d’un collectionneur.
Les fleurs sont jaunes aux segments extérieurs rougeâtres, longues d’environ 2 à 2,2 centimètres, émergeant de la laine apicale. Chaque fleur ne s’ouvre qu’un seul jour. Les fruits sont petits, globuleux, avec des graines noires luisantes d’environ 1,5 millimètre de large.
Pourquoi sous terre ?
Le port géophyte de Copiapoa hypogaea est une stratégie de survie, non une curiosité. En enfouissant le corps sous la surface du sol, la plante réduit sa surface exposée à une fraction de celle qu’un cactus globuleux classique présente au soleil. Moins de surface signifie moins de perte d’eau par transpiration. Le sol lui-même agit comme isolant, atténuant les écarts de température entre le jour et la nuit. Et la racine tubéreuse, logée dans des couches de sol plus profondes et plus fraîches, peut accéder à une humidité qui s’évapore de la surface avant que les plantes à enracinement superficiel ne puissent l’utiliser.
Le compromis, c’est la photosynthèse. Une plante qui cache l’essentiel de son corps sous terre dispose de moins de surface chlorophyllienne pour la fixation du carbone. Copiapoa hypogaea compense en concentrant son activité photosynthétique dans l’apex exposé et en croissant extrêmement lentement. Le calcul fonctionne parce que l’Atacama offre quelque chose que la plupart des déserts n’offrent pas : une source fiable et prévisible d’humidité résiduelle par condensation du brouillard. La plante n’a pas besoin de pousser vite. Elle a besoin de ne pas mourir. S’enfouir sous terre est le moyen le plus efficace d’y parvenir.
Cette stratégie a évolué indépendamment chez d’autres lignées de cactus. Ariocarpus, dans le désert de Chihuahua, et Aztekium, au Nuevo León, présentent un comportement analogue de rétraction du corps, s’enfonçant dans le sol pendant la sécheresse. Mais Copiapoa hypogaea va plus loin que les deux : elle est en permanence souterraine, non rétractile de façon saisonnière. Le corps ne remonte pas lorsque l’eau est disponible. Il reste sous terre, en permanence.
Les formes d’hypogaea
La forme type du nord de Chañaral se distingue par son épiderme rugueux (rêche, granuleux), qui lui vaut chez les collectionneurs le nom de « peau de lézard ». La texture est caractéristique et immédiatement reconnaissable : la surface du corps semble recouverte d’un sable fin ou piquetée à l’outil. Cette forme est plus rare en culture que la var. barquitensis et prisée des spécialistes pour son caractère de surface inhabituel.
La var. barquitensis a un épiderme lisse, des tiges légèrement plus grandes et une spination plus marquée, incluant parfois des épines centrales. Elle forme des touffes plus denses de 4 à 5 têtes et c’est la forme la plus couramment rencontrée dans les collections et le commerce des graines. Sa localité type près de Barquito est plus accessible que la population septentrionale, ce qui a contribué à sa plus large diffusion en culture.
Une forme cristée, Copiapoa hypogaea var. barquitensis f. cristata, circule dans le commerce horticole. Tout hypogaea cristé est inhabituel et se négocie à prix fort, bien que les crêtes soient peu courantes chez cette espèce.
Détail des localités
Copiapoa hypogaea : localités confirmées
Nord de Chañaral (localité type)
- FR261: 5 km au nord de Chañaral
- Épiderme rugueux « peau de lézard »
- Basse altitude, gravier côtier
- Plus rare en culture
Barquito (var. barquitensis)
- Sud de Chañaral, près de la ville
- Épiderme lisse, plus d’épines
- Site urbanisé, dégradé par l’exploitation minière
- Forme la plus courante dans le commerce
Soins et culture de Copiapoa hypogaea
Substrat et contenants
La racine tubéreuse est l’organe le plus important de la plante et dicte le choix du contenant. Utilisez un pot profond, au moins deux fois plus profond que le corps visible, pour loger la racine pivotante sans la comprimer. Le substrat doit être presque entièrement minéral : 40 pour cent de pierre ponce, 15 pour cent de roche volcanique, 5 pour cent de zéolite, 25 pour cent de gravillons de granit, 5 pour cent d’éclats de calcaire et 10 pour cent de lombricompost. La fraction organique de 10 pour cent est volontairement plus élevée que chez les espèces côtières, afin d’éviter la dessiccation complète des extrémités profondes de la racine pivotante entre deux arrosages ; l’habitat naturel est un gravier intérieur aride, mais les pots de culture sèchent plus brutalement que le substrat en milieu naturel. La zéolite assure le tamponnage du pH et une libération minérale lente. Maintenez la teneur organique totale à 10 pour cent ; au-delà, l’humidité se maintient trop longtemps, ce qui nuit à la racine sensible.
Les dix espèces de Copiapoa présentées sur ce site partagent la base minéral-organique 90/10 du genre. Le groupe côtier à brouillard (cinerea, laui, esmeraldana) contient de la silice et davantage de calcaire pour refléter une chimie alluviale alcaline ; le groupe désertique de l’intérieur (humilis, hypogaea) porte la part organique à 10% pour les racines pivotantes géophytes ; C. solaris reste à zéro pour cent d’organique, en accord avec son habitat d’affleurement de quartzite pur.
| Espèce | Pierre ponce | Lave | Zéolite | Granit | Calcaire | Silice | Organique |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| C. laui | 35% | 15% | 5% | 25% | 10% | 5% | 5% |
| C. humilis | 40% | 15% | 5% | 25% | 5% | 0% | 10% |
| C. humilis subsp. tenuissima | 40% | 15% | 5% | 25% | 5% | 0% | 10% |
| C. solaris | 35% | 15% | 5% | 35% | 5% | 5% | 0% |
| C. cinerea | 35% | 15% | 5% | 25% | 10% | 5% | 5% |
| C. cinerea subsp. cinerea | 35% | 15% | 5% | 25% | 10% | 5% | 5% |
| C. cinerea subsp. krainziana | 35% | 15% | 5% | 25% | 10% | 5% | 5% |
| C. esmeraldana | 35% | 15% | 5% | 25% | 10% | 5% | 5% |
| C. hypogaea (cette page) | 40% | 15% | 5% | 25% | 5% | 0% | 10% |
| C. hypogaea var. barquitensis | 40% | 15% | 5% | 25% | 5% | 0% | 10% |
Arrosage et lumière
Arrosez légèrement pendant la saison de croissance, avec un assèchement complet entre deux apports. Le port géophyte signifie que la plante stocke plus d’eau que sa taille visible ne le suggère, et il est facile de trop arroser. Un arrosage copieux unique suivi de deux à trois semaines de séchage constitue un rythme de départ raisonnable par temps chaud. En hiver, maintenez un sec complet. Reprenez très prudemment au printemps : le col étroit entre racine et tige est un point d’entrée pour la pourriture, et des conditions froides et humides tueront la plante plus vite que la sécheresse.
Le plein soleil donne la croissance la plus compacte et la plus caractéristique, ainsi que le meilleur développement des épines. L’ombre produit des plantes plus tendres et plus vertes, qui perdent la coloration désertique bronzée des spécimens bien cultivés. Si vos conditions de culture offrent une lumière intense, profitez-en. Contrairement à Copiapoa cinerea subsp. krainziana, qui bénéficie d’une ombre modérée, Copiapoa hypogaea recherche une exposition directe.
Issu de semis ou greffé
La culture issue de semis est la norme chez les collectionneurs sérieux. La racine tubéreuse, l’apex en forme de disque plat et la coloration désertique du corps sont autant de caractères qui se développent le mieux chez les plantes issues de semis sur leurs propres racines. Les spécimens greffés poussent plus vite mais tendent à produire un corps anormalement allongé, situé au-dessus du sol plutôt qu’à fleur de celui-ci, perdant ainsi le caractère visuel déterminant de l’espèce.

Les Copiapoa hypogaea issus de semis sont lents. Comptez de 5 à 8 ans entre la graine et une plante présentant un caractère adulte reconnaissable. L’épiderme « peau de lézard » de la forme type peut prendre encore plus longtemps à se développer pleinement. Copiapoa humilis subsp. tenuissima pousse plus vite et tolère davantage d’erreurs, ce qui en fait un meilleur point de départ pour les cultivateurs qui découvrent le genre.
Comparaison de Copiapoa hypogaea avec des espèces apparentées
Copiapoa laui est le parent le plus proche, et les deux partagent le port géophyte, la racine tubéreuse et la petite taille du corps. Les différences sont de degré : Copiapoa laui est encore plus petit (1 à 3 centimètres de diamètre contre 3 à 6,5 pour hypogaea), possède une spination plus fine et plus hérissée, et se rencontre près d’Esmeralda, bien au nord de l’aire de Chañaral. Chaque tête de Copiapoa laui forme sa propre racine indépendante, ce qui permet une multiplication végétative par prélèvement de rejets. Copiapoa hypogaea rejette moins facilement et le lien avec la racine pivotante principale est moins séparable.
Copiapoa esmeraldana est une autre espèce de petite taille qui partage l’épiderme vert non pruineux, mais elle n’est pas géophyte : elle pousse en surface, sur les parois abruptes de falaises à Las Lomitas. Les deux occupent des niches écologiques différentes malgré une taille de corps semblable, et les données moléculaires (Larridon 2015) les placent dans des parties différentes de la phylogénie du genre.
Comparé au complexe Copiapoa cinerea, hypogaea ne pourrait être plus différent. Là où cinerea est colonnaire, argenté et fortement épineux, hypogaea est plat, enfoui et presque dépourvu d’épines. Ils représentent des solutions opposées au même problème : survivre à l’aridité extrême du désert de brouillard de l’Atacama. Cinerea maximise la farina et la hauteur ; hypogaea minimise l’exposition de surface et se retire sous terre. Les deux fonctionnent.
Taxons apparentés du genre
Copiapoa solarisLe cactus soleil de l’Atacama. Restreint à deux localités dépendantes du brouillard, près d’El Cobre et de Blanco Encalada. Plus lent qu’Aztekium sur ses propres racines.Copiapoa humilis subsp. tenuissimaUne forme compacte, au corps sombre, originaire de la côte de Paposo. Plus rapide et plus indulgente que le complexe cinerea, c’est un excellent point d’entrée pour les collectionneurs découvrant le genre.Copiapoa humilisL’espèce parente du complexe humilis. Port miniature et cespiteux, très variable sur son aire de répartition, de Paposo à Chañaral.Copiapoa cinereaLe fantôme argenté de l’Atacama. Trois sous-espèces géographiquement séparées s’étendent le long de la côte, de Caleta Colorado à Chañaral. L’espèce la plus emblématique du genre.Copiapoa cinerea subsp. krainzianaLa pièce maîtresse aux épines hirsutes des quebradas au nord de Taltal. Ses épines blanches filiformes sont uniques dans la famille des cactus. Une seule population connue.Copiapoa cinerea subsp. cinereaLa forme classique de Taltal. La sous-espèce nominotypique, à la farina argentée la plus emblématique, aux épines sombres, et la forme que la plupart des collectionneurs imaginent en entendant ce nom.Copiapoa lauiUne espèce miniature d’un site unique près d’Esmeralda. Têtes minuscules et densément cespiteuses, aux épines blanches fines. Rivalise avec Copiapoa solaris pour l’aire de répartition la plus restreinte.Copiapoa esmeraldanaCôte d’Esmeralda. Meilleur état d’habitat de tous les Copiapoa, mais aire de répartition extrêmement restreinte. Affinités avec le complexe cinerea.Copiapoa hypogaea var. barquitensisVariété distincte de Barquito. Tiges plus plates, plus tuberculées. Recherchée par les collectionneurs spécialisés pour sa texture de surface inhabituelle.
Sources et références
Ritter, F. (1960). Copiapoa hypogaea sp. nov. Cactus (Paris) 15(66): 19. · Schulz, R. & Kapitany, A. (1996). Copiapoa in Their Environment: Chañaral to El Cobre. · Hunt, D. (2013). The New Cactus Lexicon. · Faundez, L. et al. (2013). Copiapoa hypogaea. IUCN Red List 2013: e.T152083A595222. · Larridon, I. et al. (2015). An integrative approach to understanding the evolution and diversity of Copiapoa. American Journal of Botany 102: 1506–1520. · Villalobo-López, A. et al. (2024). Effects of trade and poaching pressure on extinction risk. Conservation Biology 38: e14353. · Royal Botanic Gardens, Kew. Plants of the World Online. Retrieved 2026.

