Cleistocactus

Espèces connues

Cleistocactus colademononisCleistocactus colademononisQueue de singe ; endémique pendant des falaises de Bolivie, vêtu d’un doux duvet blanc, vendu sous le nom d’Hildewintera.

Qu’est-ce que Cleistocactus et qu’est-ce qui le distingue des autres cactus ?

Cleistocactus est un genre d’environ 45 cactus colonnaires ou pendants, élancés, originaires des Andes d’Amérique du Sud (Kew POWO). Le nom vient du grec kleistos, qui signifie « fermé », et renvoie directement au caractère diagnostique du genre : la fleur. Là où la plupart des cactus ouvrent une large coupe, Cleistocactus produit une fleur étroite, tubulaire, légèrement recourbée, qui ne s’entrouvre qu’à peine à son extrémité, conçue pour les colibris plutôt que pour les abeilles. Cette fleur tubulaire presque fermée, portée par des tiges fines, très côtelées et densément épineuses, distingue le genre au premier coup d’œil des cactus-barils et des groupes globulaires mexicains.

Où pousse Cleistocactus à l’état sauvage ?

Le genre est sud-américain, centré sur les Andes orientales et leurs vallées interandines arides. La Bolivie en est le cœur, avec des espèces qui s’étendent jusqu’au Pérou, à l’Argentine, au Paraguay et à l’Uruguay. Les plantes poussent sur des pentes rocheuses, dans le fourré épineux et sur des parois de falaise, depuis les vallées chaudes de basse altitude jusqu’à plusieurs milliers de mètres. La queue de singe à la toison duveteuse, Cleistocactus colademononis, est un endémique des falaises de Bolivie qui pend des parois rocheuses humides et verticales près de Samaipata, à environ 1,300 à 1,500 m d’altitude.

Quelle taille atteint Cleistocactus ?

La plupart des Cleistocactus forment des colonnes minces de 3 à 8 cm de diamètre. Les espèces dressées, comme la torche d’argent, peuvent atteindre 2 à 3 m de hauteur avec le temps, se ramifiant depuis la base en un bouquet de colonnes. Les espèces retombantes, dont la queue de singe, pendent au contraire en cordes qui s’allongent jusqu’à environ 2.5 m. La croissance est modérée pour un cactus, plus rapide que celle des genres mexicains à croissance lente, si bien qu’un jeune plant se développe pleinement en quelques saisons.

À quoi ressemblent les fleurs de Cleistocactus ?

Les fleurs sont la signature du genre : des trompettes tubulaires étroites, longues en général de 3 à 8 cm, souvent légèrement incurvées en S et zygomorphes, qui ne s’ouvrent que très peu à l’entrée. La couleur va du rouge à l’orange, en passant par le magenta et le rose, avec parfois une forme verdâtre ou pâle. Elles surgissent presque à l’horizontale sur les côtés des tiges et sont pollinisées par les colibris, qui atteignent le nectar au fond du long tube fermé. De nombreuses espèces fleurissent abondamment une fois que leurs tiges ont atteint leur longueur adulte.

Quelle est la résistance au froid de Cleistocactus ?

La tolérance au froid varie selon les espèces, il faut donc traiter chacune au cas par cas. La plupart sont pour l’essentiel sensibles au gel et ont besoin d’un repos hivernal sec, pas plus froid qu’environ 5°C. Le plus résistant, la torche d’argent des hautes Andes Cleistocactus strausii, supporte de brèves périodes de froid sec jusque vers −10°C, tandis que les espèces de vallées chaudes et de falaises, comme la queue de singe, doivent être maintenues au-dessus d’environ 4 à 5°C. Le froid humide fait pourrir n’importe lequel d’entre eux ; c’est au froid sec de leurs hivers montagnards que le genre est adapté.

Quel substrat faut-il à Cleistocactus en culture ?

Un mélange à drainage rapide, à dominante minérale, avec environ 80 à 90 pour cent de matière inorganique, convient à l’ensemble du genre. Composez-le à base de pierre ponce, de lave concassée et de gravier de granite, pour que l’eau s’évacue en quelques secondes. Les colonnaires dressés des vallées ne demandent qu’une faible fraction organique. Les rampants des falaises, comme la queue de singe, rencontrent un peu d’humus dans les fissures rocheuses et tolèrent une part organique légèrement plus élevée, tout en restant à environ quatre cinquièmes de matière minérale. Évitez le calcaire, sauf si une espèce donnée est spécifiquement calcicole.

Est-il légal de posséder Cleistocactus ?

Oui. Comme l’ensemble de la famille des cactus, Cleistocactus figure à l’Appendix II de la CITES, et non à l’Appendix I, plus stricte, si bien que les plants issus de pépinière peuvent être librement possédés et vendus, moyennant les documents d’exportation requis pour franchir les frontières. Aucune des espèces populaires ne fait l’objet d’une restriction individuelle. Chez rarecactus.com, nous cultivons nos Cleistocactus à partir de graines dans notre propre serre, ce qui préserve les populations sauvages et donne des plantes qui conservent la forme naturelle de l’espèce.

Pourquoi le cactus queue de singe est-il le Cleistocactus le plus populaire ?

La queue de singe, Cleistocactus colademononis, est l’espèce que presque tous les collectionneurs connaissent. Ses tiges pendantes sont recouvertes d’épines douces, semblables à des poils blancs comme neige, que l’on peut caresser, et un plant adulte déploie un rideau de queues pâles depuis une suspension. Elle se bouture facilement et fleurit vite d’un rouge éclatant, ce qui explique sa présence partout dans le commerce, alors qu’à l’état sauvage, c’est un endémique d’une seule montagne de Bolivie, évalué comme Endangered. Ce contraste, courant en culture et rare dans son habitat, en fait la plante emblématique du genre.

Retracez l’origine sauvage de chaque spécimen dans notre base de numéros de terrain Cleistocactus.